Pratiquer l'Aïkido

Définition de l'Aïkido par Morihei Ueshiba,
fondateur de cet art martial.

L’Aïkido se pratique en unifiant Ai le corps et l’esprit Ki et en ne faisant qu’un avec le partenaire. Le but de l’aïkido n’est pas de blesser les autres mais de réveiller les capacités naturelles du corps. Par des déplacements et des techniques adaptées, les attaques sont vidées de leur énergie et se retrouvent dans le vide. C’est le travail de toute une vie.


La section Aïkido a été fondée en 1975 par Jean-Claude Viard pratiquant passionné, encore en activité.

 

 

Un débutant doit commencer par l’apprentissage des formes et des noms des techniques de base. Après avoir maitrisé les chutes, il doit poursuivre sa progression avec à l’esprit :

Respecter l’autre comme un professeur

 

Durant l’entrainement, afin d’assimiler le sens de chaque technique, nous devons avoir une attitude positive et constructive, et pratiquer avec la mentalité suivante :

 

Même si j’ai échoué hier
je peux me dépasser et réussir aujourd’hui !


On peut pratiquer dès l’âge de 11 ans. Il est demandé de porter un keikogi (kimono en français) d’Aïkido (ceux de judo et de karaté sont acceptés). Tous les membres doivent prendre une licence assurance accompagnée d’un certificat médical de non contre indication à la pratique de l’aïkido, dès leur inscription. Il est recommandé de s’échauffer avant d'appliquer toute technique (échauffement collectif), tout accident ou blessure durant l’entrainement est de la responsabilité de chacun (mais pris en charge par la licence assurance). Cela implique qu'en cas de retard, il faut s'étirer selon une routine réduite pour ratrapper les autres pratiquants. Tout incident doit être réglé entre les personnes impliquées et les enseignants du club.

 

Les éléments fondamentaux de l'identité du GHAAN
 

 

Nous nous sommes engagés à pratiquer et à transmettre l'AIKIDO tel que le concevait Maitre NOCQUET :

 

• Selon sa dimension éthique, dont les éléments sont implicites dans l'enseignement de Maitre NOCQUET, qui n'a eu de cesse d'en exposer les aspects dans ses ouvrages articles et interviews.

• Dans la continuité de l'esprit d'ouverture de Maitre NOCQUET, qui, bien qu'il eut ses formes propres, reconnaissait la valeur d'autres façon de faire, en cohérence avec ce qu'il appelait "la richesse des différences".

• En transmettant les éléments posturaux fondamentaux et respiratoires dont les AÏKI- TAÏSO peuvent se faire le lieu d'un travail systématique ; Maitre NOCQUET insistait sur leur importance et les englobait dans la notion de "forme de corps".

• La dimension martiale comme pierre de touche de la pratique.

 

Ayant également étudié le Ju-Jutsu avec Maitre KAWASHI, Maitre NOCQUET ne perdait pas de vue les dimensions d'efficience et d'efficacité de l'AIKIDO : l'expertise confinait pour lui à la capacité, à terme, d'exécuter les mouvements avec la même éthique non violente dans un contexte où "UKE fait ce qu'il veut, TORI fait ce qu'il peut". Il en découle que :

 

◦ en dehors du contexte du KATA, les formes de corps de UKE ne sont codifiées qu'au minimum.

◦ les techniques sont sobres, épurées de tout ce qui n'est pas utile ; selon la formule de Maitre NOCQUET : "il faut pas mettre de pattes aux poissons".

• En abordant l'AIKIDO de manière intuitive plus que déductive, Maitre NOCQUET privilégiait le ressenti par rapport à l'analyse rationnelle et l'enseignement par l'exemple plutot que par le verbe : "sentir, c'est mieux que comprendre" et "l'AIKIDO, c'est 95% de transpiration et 5% de philosophie" avait-il coutume de dire. Ceci implique :

 

◦ une pratique dynamique et intense au cours de laquelle les techniques sont répétées inlassablement,

◦ l'exécution fluide des mouvements, conduits avec des accélérations uniformes (flux et reflux / pleins et déliés) cohérentes avec leur pragmatisme et qui en assurent la continuité,

◦ l'abord de la technique par la conduite du déséquilibre de l'assaillant sans opposition grâce à des mouvements circulaires, avant d'entrer dans le détail de positionnements circonstanciés particuliers ; toutefois, le pratiquant doit intégrer les éléments de précision indispensables au fur et à mesure de sa progression : "l'AIKIDO ne souffre pas la médiocrité" selon les termes de Maitre NOCQUET,

◦ un enseignement qui n'est pas fondé sur un parallèle systématique entre le travail à mains nues et le travail aux armes.

Ces notions sont représentées symboliquement dans le logo que Maitre NOCQUET a choisi pour le G.H.A.A.N.

 

• La compréhension du répertoire technique comme une arborescence de principes et non comme liste abécédaire de mouvements immuables. Pour Maitre NOCQUET la valeur d'un pratiquant ne se mesurait pas aux nombres de techniques qu'il connaissait ; certains mouvements qu'il appelait "les techniques de bois" (concept envisagé de nos jours sous le terme KIHON-WAZA) recelaient pour lui l'essence de l'art et, comme tels, devaient servir de référence fondamentale ; "si on devait ne garder que deux mouvements, disait-il, ce serait UDE OSAE et IRIMI NAGE" :

 

◦ le premier pour la notion de déséquilibre induit par une déstabilisation de la structure posturale de l'assaillant par le biais du contrôle de son coude,

◦ le second pour la notion de prise de décision dans l'instant, c'est-à-dire d'une action en synergie et non d'une réaction.

• L'importance accordée au "KATA des cinq principes", dont la pratique est dévolue au développement de la sensibilité à l'union des énergies ; en outre dans tous les mouvements du KATA on retrouve les deux principes fondamentaux des "techniques de bois" UDE OSAE et IRIMI NAGE.

La précision du pratiquant dans la réalisation du KATA est le reflet de sa maturité.

• Le travail aux armes envisagé comme le prolongement de la pratique à mains nues, avec les mêmes critères techniques de fluidité et d'harmonie, non comme une spécialisation.

Maitre NOCQUET considérait le travail aux armes comme une pratique de haut niveau : dans ce contexte, les notions martiales de vigilance, de distance et de timing sont ramenées au premier plan ; pour pouvoir être abordées dans le mouvement elles requièrent une maturité technique certaine.

Afin que le pratiquant puisse accéder à ce haut niveau d'exigence, le travail aux armes doit être abordé progressivement tout au long de son avancement, de sorte qu'il puisse assimiler petit à petit les bases de maniement requises.

 

• Dans l'enseignement de Maitre NOCQUET l'étiquette était présente mais implicite ; sans être formalisée elle recouvre, aujourd'hui encore, le respect fondamental et la justesse dans l'attitude adaptés aux circonstances.

Notre approche, notre philosophie :

Elle est le résultat de notre ouverture à de multiples influences, de notre Histoire et de notre pratique. Nous revendiquons notre approche particulière de notre apprentissage de l'Aïkido. Nous essayons d'être au plus près, au plus juste de ce qu'est la finalité de l'Aïkido. Il ne s'agit pas, pour nous, de reproduire des gestes vidés de sens, ces gestes de de très nombreux dojo appellent "La Technique". Nous considérons qu'il y la technique d'Aïkido, et l'Aîkido. Même s'ils font partie d'un tout. Il ne s'agit pas de dénigrer les professeurs et leurs élèves de tous les clubs de la planète. Tous les Aïkidokas sont des pratiquants sincères, qu'ils soient de France ou d'ailleurs.

Nous avons choisi de mettre l'accent sur une approche globale. Une approche dans laquelle "La Technique" n'est qu'un aspect secondaire de l'Aïkido. Elle est l'aboutissement d'un ou plusieurs enchainements de déplacements et placements, dont l'unique objectif est de vider l'attaque de sa substance en créant un déséquilibre et en le maintenant jusqu'à l'aboutissement qu'est la technique. Tout repose sur ce que disait Maître Nocquet : "Aïte fait ce qu'il veut, Tori fait ce qu'il peut."

Autrement dit Tori doit s'efforcer, bien avant une attaque, de prendre une initiative, qui lui permettra de contrôler à minima Aïte. À partir de cet instant, Aïte ne peut plus faire ce qu'il veut! Et tout l'art de l'Aîkido est de le maintenir dans cet état.

Cette approche pédagogique est bien plus difficile que celle qui consiste à n'apprendre la technique que comme une fin en soit. La technique se retrouve, de fait, déconnectée du tout qu'est l'Aïkido.

Le meilleurs moyen de comprendre de quoi il s'agit est de venir nous voir, sur les tapis, comme acteur de cette approche.

fondateur de l'aïkido : 14 décembre 1883 - 26 avril 1969

Morihei Ueshiba (1883 - 1969)

Fondateur de l'Aîkido

andré nocquet 8ème dan d'aikido - 1914/1999

André Nocquet (1914 - 1999)

Fondateur du GHAAN (Groupe Historique Aïkido André Nocquet) Premier Uchi Deshi Français de O'Sensei.

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© 2012  AIKIDO CLUB FOYEN

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